Une flèche en plein c½ur, le cadran remplit la tête, la tête qui tourne et ne s'arrête, le temps qui jette un froid à l'instant où le train arrive, pas de répit pour l'amour, pas de place pour les sanglots. Aimer plus, aimer trop, le sourire à l'envers comme un train qui déraille, les idées de travers, les passions en pagaille.
Vivre au jour le jour, sans penser à demain, emportés à grande vitesse, ne pas vouloir rester sur le quai, mais penser à avancer, dans la même direction que tous ces gens, dans la même raison que celle de son c½ur en miette, ne pas se laisser engouffrer dans la faille des passions sans lendemains, ne pas troubler la fête.
Se laisser guider, se laisser glisser, le long des rails, en parallèle, livrer bataille à la vie qui ne vaut rien, balancer ses préjugés sous le train, mais conserver son corps intact, sauver son c½ur, trésor en marge, tourner la page de ses erreurs, finir sa course contre le passé, arrêter de se cogner contre les pavés et ne plus saigner par amour.